A nous. A deux on se dit que c'est plus facile. Foutaise. Conte de fée et d'ange. J'épluche mon fruit, je le déguste. Je m'offre et recoit des larmes. Je les recoit, oui je les acceuilles et ne crois pas, cela ne fait pas mon plaisir. Le mien est ailleurs dans le notre. Celui que nous prendrons si tu le veux. Je ne suis pas loin, ni samedi ni dimanche. Je ne me suis jamais détaché de la toile, toujours j'y suis revenu, de loin. Puis je suis arrivé après des chateaux en espagne. Alors ca devait être le temps. Je suis à deux pas, à trois rues. Alors j'écris ca me console, car dans les grandes villes il est impossible de se voir parait il. Ce n'est pas comme là bas, un seul mot parcours la ville à ta recherche et à tout hasard, tu sais toujours où me trouver. Rien de similaire, la mer ici c'est une foule anonyme.
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L'histoire d'un nous, d'un jeu. J'écris un peu, beaucoup. Je regarde autour de moi. Je lis, je me bat et débat avec des histoires. Je te rencontre, en fait nos fils d'histoires se croisent. Peut etre faits pour se croiser si on ose l'écrire. Dans le corps les mots me remuent comme des papillons. Tout ca. C'est tout ce qu'il nous reste et c'est beaucoup quand le néant a tenté de nous effacer, perdu vers d'autres temps. Des souffrances et des cartes qui s'envolent. Des chateaux qui s'écroulent. Vivre l'experience de la fin, puis en revenir souriant, quelle chance. C'est comme une chanson connue dont le refrain s'oublie ou encore des couleurs primaires que l'on redécouvre. Fond, profond, profondement. Grandeur cachée qui ne reste qu'à être redécouverte. Ca-me-dit.
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Difficile à croire. Je relis, relis ton absence. Jours, nuits, matins, soirs sans un mot, en silence. Un cri s'échappe de la car-à-rapace. Le temps n'oublie personne, je me retourne et je regarde l'avenir sans cesse, sans idées autres que les prochaines. L'année prochaine, demain dans un Moi. Je me regarde dans une capitale comme dans un miroir. Toujours plus près, encore trop loin. L'avance perd du terrain dans son oeuvre sous-terraine. Le visible et l'ennui, peur de se trouver là par hasard, mais envie de donner signe de vie ce soir. Pourquoi, impossible à savoir, des mots qui défilent comme si le temps se rattrapait, des images qui hantent désormais. Tu as du changer. Encore plus belle qu'avant. La tristesse n'est qu'un maquillage, les yeux sont toujours plus beau remplis de larme que de mascara.
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J'ouvre les yeux face à cette immensité blanche lueur qui a bercé la fin de ma semaine et qui désormais s'en va vers des destinations insoupconnées. Dehors, rire éloigné comme s'il ne m'était pas adressé ou incapable de les accueillir, ivresse lorsque la musique vient bercer mon corps, aidé par une samba de petit pas timide.Un saladier de sangria pour saler ma soirée sous l'air encore chaud qui nous vient tout droit d'Afrique. Mais le coeur et bien loin et les feuilles tombées ont été ramassé. Il y a quelques jours je m'imaginais encore enfant sautant dans ces tas d'automne dans l'insouscience la plus totale. Après deux jours me débattant avec des lettres, des images et des mots, je me rend compte que mieux vaut me débattre avec des mains qui m'effleurent m'aidant à vaincre les peurs qui me hantent. Pour l'instant, des touches se transforment en approche délicate et maladroite qui pour rien au monde ne cherchent à se transformer en repproche. Il découvrait ainsi que l'absence quelques fois rapproche laissant ses pensées inachevées qui s´échappait à la lueur qui désormais s'en allait sur la pointe des pieds... La lune reste calme mais c'est le bordel dans son coeur et ça elle ne voulait pas le voir, lui non plus d'ailleurs.
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Elle devait avoir plus d'un souvenir dans son sac. En fouillant elle y trouvait des kleenex mais pas ceux froissés des poches du jean de son mec. Elle semblait prendre un malin plaisir à les attraper par le bout des ongles, et d'un geste les déplier avant d'effleurer ses cernes signe d'un dimanche d'au revoir après une nuit trop courte. Ils semblaient répèter une scène...et des plus belles, sans fracas de voix, mais arrivant devant le train... merde il avait oublié, c'est la grève. Il était contrarié, non pas qu'il n'aimait pas les imprévus mais parce qu'il fallait qu'il repense tout ce qui l'attendait. Elle, en silence exquissait un sourire interieur. Cette fois, le retard ne venait pas d'une douche trop longue, de la lenteur de sa cafetière ou de ses talons qui résonnaient.... Il ne lui restait plus qu'à réservé son billet. Le froid avait soudainement disparu, elle avait le champ libre, face à une blanche immensité.
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